Xdésir-Indoquo L'Aventurier
Offline
Joined: 21 Apr 2008 Posts: 26
Localisation: Si loin perdu dans les brumes de mes mots Sexe: Indoboy Indosong: Tes yeux noirs
|
Posted: Sun 4 May 2008 - 19:57 Post subject: Chronique d'album:Kalin bla lemsnit dünfel labyanit, NOSFELL |
|
|
Le titre est long et étrange n'est-ce pas? Vous ne connaissez pas non plus Nosfell? Je vais d'abord le présenter. Dès l'âge de neuf ans, Nosfell commence à parler une sorte de charabia qui au fil des années devient une langue montée de toutes pièces, avec sa grammaire et son vocabulaire propre: le Klokobetz, langue du Klokochazia, un pays lointain régie par sept forces. Et lui, Labyala Fela Da Jawid Fel, dit Nosfell, est le fils de la deuxième de ces forces. Il est chargé de raconter par la musique tout cet univers qu'est Klokochazia. Côté concert, il a déjà fait des scènes intimistes, comme le cabaret Run-ar-puns, l'Olympia (en première partie de Tryo) et le Parc des Princes (première partie des Red Hot Chili Peppers). Je précise que Nosfell est originaire d'Ile de France.
Musicalement, on y trouve du blues, du scat, de la folk, du Human Beatbox, du funk, des rythmes africains... sans qu'aucune influence domine, et un jeu d'accords étranges mais cohérents.
Côté album, sous le label indépendant V2, il sort en 2004 un album intitulé Pomaïe Klokochazia balek, qui parle des différentes personalités de Klokochazia, et qui comporte des chansons avec couplets en anglais et refrains en Klokobetz.
Passé un DVD live de Bruxelles, il sort un second album avec des chansons soit entièrement en Klokobetz, soit en anglais, soit en français. C'est cet album que je vais présenter.
D'abord, un peu de grammaire et de vocabulaire, puisque Nosfell, sur Direct 8, a bien voulu nous donner la traduction du titre: Kalin Bla Lemsnit Dunfel Labyanit.
Kalin (une race de chien de Klokochazia) Bla (indique que le mot précédent est le sujet) Lemsnit (mord) Dunfel (marque de négation) Labyanit (le renard). Donc, "le chien mord, pas le renard".
Cet album raconte une histoire résumée sur des plateaux télés ou en live par Nosfell. Je ne peux en donner que quelques bouts. Apparemment, un homme du nom de Günel a perdu un père spirituel et veut se venger et le retrouver.
Blowtilan: une chanson qui nous met directement dans l'ambiance, puisqu'elle est en Klokobetz. Un morceau de moins de deux minutes, répétitif, très agréable à écouter avec une mélodie qui rentre facilement dans la tête. La voix de Nosfell donne l'impression d'une incantation. Je précise que chez Nosfell, les chansons ne sont jamais figées, en live, elles peuvent changer du tout au tout.
Günel: ma préférée de l'album. Juste un violoncelle , une guitare et la voix de Nosfell, parfois rauque, parfois cristalline, comme un duo avec lui-même. Des accords originaux, comme la mélodie mais qui nous semble familiers.
Oh! it's been a long time but we're glad you came: première chanson en anglais, guitare piano, harmonica principalement, avec une musique d'ambiance fantômatique à la fin. Tout donne un certain mystère dans cette chanson calme.
Your elegant hat: ça ne ressemble à rien, au mieux un blues rock un peu déraillé. Mais c'est ce qui fait le charme de cette chanson. Ce qui frappe aussi, c'est le foisonnement des instruments, chose rare chez Nosfell.
Ta main, leurs dents: première chanson en français, violoncelle/guitare, avec des accords qui resseble plus à une mélodie répétée plusieures fois qu'à un simple riff. On parle de vengeance, de combat qui semble perdu d'avance, avec une belle mise en valeur de la voix de Nosfell sous ses aspects cristallins.
Likade Liditark: comme une chanson africaine avec guitare, quelque chose de répétitif, des borborygmes bien faits. Une bonne chanson.
Hope ripped the night: une chanson chuchoté, comme c'est bon d'entendre ce morceau allongé en ne pensant à rien.Les sons aigus et pur de la guitares au début...
The gorgeous hound: moins d'une minutes, dommage que ce ne soit pas plus long, la mélodie est super et la musique tellement décalée, originale.
Jalin Madaz: comme un chant religieux avant un sacrifice, des clapements de main, quelque chose de rock dedans en plus. Un peu plus décalé que les autres chansons je trouve.
Majodilo Tepü Jaredü: la musique est devenue folle on dirait. Un bon morceau, sans plus.
Le long sac de pierres: tout en aigu et en douceur. En étrange aussi. Assez triste comme chanson.
I jaün bebdei: c'est le refrain à la mélodie et à la musique si pures et si harmonieuses que l'on retient cette chanson.
Path of green (memory of a crimson door under the waves): apparemment, elle parle de quelqu'un qui rentre chez lui. mais avec Nosfell, on ne sait jamais trop ce qui se cache derrière les mots, même en anglais et en français. Ca sonne comme la fin d'un bon film. J'aime bien. _________________ Je suis comme un chat sur Mars qui ne reviendra jamais sur Terre. |
|